Dessiner sur le sable
Exercice de lâcher prise de haute voltige !
L’environnement est idéal : le soleil n’est pas loin, le vent est léger, le bruit des vagues m’emplit les oreilles et il y a de l’espace, beaucoup d’espace : je ne pense pas avoir un jour à ma disposition une feuille aussi grande !
Dessiner sur le sable
Un moment que j’aime pour la qualité d’écoute qu’il demande.
Je n’ai pas de motif déterminé, pour ça on ne peut pas dire que je sois dépaysée : même sur papier, je ne sais pas à quoi le dessin final va ressembler.
Mais là, il s’agit de se lancer sans repères, sans filet. Je dois donc écouter mon intuition mais surtout faire confiance à mon corps qui va commencer à tracer comme il se serait mis à danser.
Toute proportion, tout équilibre, toute régularité se fait à l’œil : il s’agit de rester concentré ! Pas question de mettre ma feuille de côté quelques jours histoire de digérer un trait disproportionné. C’est en une fois que j’accepte de dessiner. Et pas question non plus d’effacer : quand un trait est fait, il est fait ! Les émotions doivent passer sans s’attarder pour que le dessin puisse se dévoiler avant d’être effacé par la marée !

Dessiner sur le sable
C’est aussi dessiner en direct, en étant parfois observée. C’est accueillir le regard et l’échange avec l’autre sans filtre, sans pouvoir me cacher derrière un logo, une marque ou un tableau. Pas de doute, c’est bien moi qui ait le râteau dans les mains et qui suis en train de tourner.
Dessiner sur le sable
C’est se laisser porter par l’impermanence : la feuille est immense mais dans quelques heures elle sera à nouveau blanche. Mon dessin, la mer l’aura avalé, alors pourquoi ne pas se laisser aller !

Dessiner sur le sable
C’était, pour cette année, rencontrer des touristes équipés d’un drone qui ont accepté de photographier. C’était le privilège de pouvoir prendre de la hauteur sur mon expo pour oiseaux.
Est-ce que les mouettes ont rigolé ? Et la mer, s’est-elle régalée ? Le mystère reste entier !

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